Archive pour juillet 2008

Promenade (3)

Mercredi 30 juillet 2008

Ouch, je pars pour l’Italie dans une demi-heure… Faut accélérer la balade…

Eh bien après le Pinocchio, j’ai remonté encore un peu la Place Saint-Epvre pour prendre la rue Trouillet, vers la place de l’Arsenal. Là, je me suis tenu un instant devant ce vieil immeuble un peu tordu où j’ai vécu mes deux plus belles années nancéiennes. Et pourtant, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire de cet appartement tordu, vieillot, mal foutu, qui sentait le gras. Mais j’étais à deux pas du Pinocchio, à trois de la fac, dans ce petit décor délicieux de vieille ville. Alors j’y ai posé mes bagages. Et c’est quand j’habitais ici que j’ai retrouvé mes vieux amis, ceux que j’avais perdu de vue à cause d’une furieuse envie de vagabondage. C’est ici que j’ai vécu les deux années les plus épanouissantes intellectuellement, tout en spinozisme échevelé. C’est d’ici que je voyais tapiner les jeunes mecs, juste en bas de chez moi. Y’a quand même des choses étonnantes. Il a fallu que j’habite le seul endroit de Nancy fréquenté par les tapins. Qui étaient plutôt séduisants, d’ailleurs.

Je pars dans un quart d’heure.

La façade est repeinte, le restaurant du rez-de-chaussée a changé d’enseigne. Mais tout est pareil. Le coup d’oeil achevé, je rebrousse chemin. La faim commence à me tirailler. Pour le beau geste, je vais me prendre un sandwich au Made in France, cette institution du sandwich toasté. Là aussi, la patronne n’a pas changé, sauf ses traits qui se sont creusés. Son refrain un peu policé-mécanique est resté le même « bonjour-vous-avez-choisi-qu’est-ce-que-je-peux-vous-servir-et désirez-vous-des-herbes-de-provence ? ». Mince, ça fait quatorze ans au moins qu’elle répète ça tous les jours.

Une fois mon brie-poulet en main, je me dirige vers le parc de la ville, la Pépinière, en traversant la place carrière dans la largeur. Le kiosque, puis l’auditorium. Je me souviens qu’au fond les pelouses sont libres. Ouch, un beau type enlève son t-shirt pour se mettre en position de récipient à soleil. Je me trouve mon petit coin d’herbe. Je déjeune, j’observe. Un autre type beau comme un dieu s’installe à deux pas, en face de moi, et se met à moitié à poil. Mazette. Je suis au bord de l’apoplexie hormonale. Mieux vaut donc que je me livre au soleil plutôt qu’à mes pulsions. J’enlève mon t-shirt, je m’allonge, je ferme les yeux.

Cinq minutes avant le rencard.

Puis mon téléphone vibre. Meeting point près de la fac de lettres. Vite, je me rhabille. Dernier regard à celui-là, puis à cet autre. Et l’auditorium, et le kiosque, et la place carrière, et la place saint-Epvre, et celle de l’arsenal, et le cours Léopold, et la rue Baron Louis, la médiathèque et le théâtre de la manufacture, et le passage sous les voies ferrées, et l’auberge de la Ravinelle, et la rue Isabey le petit chemin qui monte vers la fac, qui se découvre là, plus soviétisante que jamais.

Je les aperçois, un peu plus loin. Quelques mètres pour me débarrasser de la solitude et de la nostalgie de mon chemin de pèlerin. Je les embrasse. Et nous partons.

Et je repars.

Promenade (2)

Mardi 29 juillet 2008

Avant d’y perdre mes rétines, je prends la direction de la vieille ville, par la place carrière, raide comme la justice, sévère et rectiligne. Le feuillage des deux rangées d’arbres, taillé au cordeau, est d’un vert éclatant, saturé. Il se découpe sur un ciel bleu profond, au-dessus d’un bitume blanchi par l’air sec. C’est l’un des aspects de l’été que je préfère, ces couleurs qui livrent alors toute leur intensité. Ça me rappelle Rome, quand les verts et les bleus fanés des stores des boutiques irradient malgré tout sous le soleil, et affichent une noble vigueur sur les façades ocres.

Arrivé au palais du gouverneur, je passe sous les arcades à ma gauche, pour arriver vers la place Saint-Epvre. La basilique est encore échafaudée, depuis 1999 et la tempête me semble-t-il. Les bars du bas de la place n’ont pas changé. Et puis là, devant la petite fontaine, je retrouve le Pinocchio. J’aurais pu avoir un serrement de cœur, mais il a tellement changé, ce bistro. Il ne ressemble plus vraiment à ce petit théâtre où se sont jouées tant de comédies et de tragédies de ma vie balbutiante.

La première scène date de l’hiver 1994. Il faisait un froid de canard et j’arpentais la ville que je ne connaissais pas encore. Je suis entré dans ce petit troquet aux murs jaunis, accueilli par un morceau jazzy. J’y ai bu un café, servi avec une bergamote, la première que j’ai croquée. J’étais bien. J’ai su que ce serait mon endroit. Je ne savais pas encore que c’était un repère crypto-gay-friendly, ni l’histoire de cet ancien magasin de jouets, ni tout ce que j’allais y vivre. Mais j’ai su que c’était là que ça commencerait.

Je passe devant la terrasse, qui en ce mois de juillet accueille les bobos locaux plutôt que les étudiants aux regards obliques. J’y revois Valérie qui y passait ses journées, entre ses bouquins et ses roulées, Florent qui trouvait que ce n’était décidément pas un endroit très marxiste, je revois Laurent en short, ses jambes et ses pieds nus, qui s’amusait à me faire bouillir le sang par quelques attitudes bien choisies. Et tous ceux dont j’ai ignoré le nom, mais qui étaient d’autres personnages de l’endroit. Je revois R. qui servait les cafés et les bergamotes, qui faisait la Madelon pour toute cette petite troupe. Je revois O., qui nous faisait de gentilles avances et nous racontait quand c’était moins facile d’aimer les mecs.

Par contre, j’aperçois deux serveurs qui étaient déjà là à l’époque. C’est étrange de retrouver les gens d’une vie qu’on a laissée aux mêmes endroits. Se dire qu’ils n’ont pas changé leurs gestes depuis huit ans, sans qu’on soit là pour les voir. Et qu’ils les font encore au moment où j’écris. Mais l’un d’entre eux, derrière le comptoir, est presque méconnaissable. Ou bien c’est moi qui ne veux pas reconnaître derrière ces traits bouffis le type à la bonne tête qui nous servait à l’époque. Ah oui, vraiment, huit années ont passé. Le temps, et les marques du temps.

Promenade (1)

Lundi 28 juillet 2008

J’avais gardé de Nancy le souvenir de jours d’été écrasés de chaleur et de soleil. Exactement comme celui qui m’accueillit vendredi au sortir de la gare, par un souffle épais et brûlant. Deux heures à tuer avant la suite de ma prise en charge touristique. Juste ce qu’il me faut pour parcourir en solitaire ces lieux que je n’avais quasiment plus revus depuis neuf ans, après cinq années de vie étudiante. J’ai envie de jouer avec mes souvenirs.

Je sors par le nouveau bâtiment de la gare, conçu à l’occasion de l’arrivée du TGV. Puis je longe le bâtiment du Printemps, et les terrasses d’été de la place Maginot.

La vieille boutique Lefevre Lemoine existe toujours, exquise pour acheter les macarons de Nancy, les bergamotes, les chardons à la liqueur, les Saint-Nicolas de décembre en pain d’épice. Je passe l’Excelsior, pour remonter la rue Stanislas. Le soleil qui m’attendait au tournant s’abat sur moi. En un coup d’œil, du haut de cette rue, je comprends pourquoi les étés ici sont si accablants : rien ne fait obstacle à la lumière brûlante. Les bâtiments sont bas, les rues sont larges et chauffées à blanc. Surtout, je ne l’avais jamais remarqué, il n’y a quasiment pas d’arbres pour ombrager les trottoirs. Comme si les architectes de la ville n’avaient pas jugé utile d’intégrer le soleil à leurs plans, ou bien pensaient-ils qu’il y en avait si peu que le nancéien n’allait pas rechigner à se faire carboniser la tête en juillet et en août.

Je descends la rue, je croise celle de la visitation, qui abritait jadis le seul bar gay de Nancy, et le premier dont je foulais le sol. Il me faudrait un billet entier pour raconter l’ambiance berlino-décadente qui régnait dans ce bouge où s’échouaient seulement quelques âmes perdues. Et la galerie de portraits qu’on trouve fatalement lorsqu’il n’existe qu’un lieu pour toute une ville. Comme si chaque boîte de Paris à la clientèle un peu typée y envoyait un émissaire : un rasé-bouc du Cox, une starlette de l’Open, un décorateur des Marronniers, un serial fucker du Bunker… Ce qui, autant que je m’en souvienne, n’aboutissait pas à une grande communion œcuménique et festive, car je me rappelle bien des convecteurs d’appoint branchés en hiver pour réchauffer l’ambiance…

Je bifurque par la rue d’Amerval, pour ne pas arriver tout de suite sur la place Stanislas. Il me semble que les studios de la radio locale où j’ai fait mon premier stage se trouvaient dans le coin. Et puis la rue Gustave Simon, vers la place Vaudémont. Je n’ai pas trouvé le Fin moka, cette brûlerie un peu désuète qui abritait mes conversations philosophiques les plus choisies avec quelques contradicteurs de haut rang, en sirotant un jus du Guatemala ou du Kenya … Mais je ne suis plus sûr qu’il se trouvait dans cette rue.

Me voilà sous l’arc Héré, pour arriver sur la place Stanislas face à l’hôtel de ville. Je ne l’avais jamais vue dans sa version 21ème siècle, piétonnière et repavée en blanc. Le soleil de plomb qui se réfléchit sur ces pavés clairs donne un peu l’impression d’être au milieu d’une centrale solaire : d’ailleurs je pense qu’on bronze désormais quatre fois plus vite au milieu de la place Stan que sur une plage grecque. Sortez les transats.

Au milieu de la place immense, vide, les yeux mi-clos pour lutter contre l’éblouissement, je tourne autour de la statue comme sur le sommet d’une dune, et je contemple l’étendue de ce désert de sable blanc.

Et après ?

Mercredi 23 juillet 2008

En fait, je crois que je m’emmerde. Voilà. Si mon psy n’était pas parti se faire dorer la pilule jusqu’en septembre aux frais des dépressifs chics du 18ème arrondissement, je répondrais certainement à sa question liminaire et rituelle “comment vous sentez-vous ?” par un court et concis “je crois que je m’emmerde”.

Oh je n’ai pas l’emmerdement rancunier. Je n’en veux à personne, même pas à moi. C’est dire. Je n’ai pas non plus l’emmerdement déprimant. A vrai dire, je trouve toujours la Tour Eiffel très belle, la lune magnifique sur la place de la République. Me retrouver en pleine nature, sous le bruit d’écailles des frondaisons, me comble toujours autant. J’ai toujours autant de plaisir à boire des verres et des verres entre amis. A savourer des calembours. A raconter des conneries. La semaine prochaine, j’éprouverai sans aucun doute du ravissement à revoir la campagne brulée de Toscane. Les rues secrètes et brunes de Sienne, les falaises de la Ligurie. Dans le fond, je suis de mieux en mieux dans la peau, même si ça déconne un peu à l’intérieur. Bref, ça va pas mal. Mais je crois quand même que je m’emmerde.

Peut-être depuis que j’ai trente ans. Depuis que j’ai l’impression d’avoir rempli je ne sais quelle mission. Celle d’avoir grandi, d’avoir découvert et appris, de m’être débrouillé, de m’être inséré. Un peu comme la plante qui a crû, qui a joué des rameaux pour se faire sa place au soleil. Maintenant qu’elle est bien grasse, il ne lui reste plus qu’à exprimer le long et monotone rythme de la nature, en perdant ses feuilles en hiver, en les retrouvant au printemps, jusqu’à la nuit des temps.

Toute torturée fut-elle, Je crois vraiment que j’ai adoré cette période où chaque jour révélait un nouveau secret de la vie, qu’il soit plaisant ou douloureux. Les baffes étaient de vraies bonnes grosses baffes, les plaisirs étaient de vrais shoots. Cette période où chaque nouvelle année servait de sésame à des expériences un peu plus vertigineuses, un peu plus folles que de savoir si on choisit la mensualisation ou le tiers provisionnel…

Oh la la… Je ressasse… Et je sais ce qu’on va me dire… Et j’en suis bien conscient moi-même…

Bon allez ! Vite ! Du whisky ! :beer:

Samedi ordinaire

Dimanche 20 juillet 2008

Je faisais hier ce triste constat : le peu de sujets qui me vient en tête est bien la preuve que ma vie manque cruellement de petits événements drôles et futiles. Du drôle et du futile, où vais-je bien pouvoir trouver ça ?

Et puis, dans l’après-midi, alors que je pédale tout à fait futilement vers Saint-Paul, je distingue l’arrière d’un crâne familier à l’angle des Arts et métiers. Un crâne rasé, mais qui semble en même temps couvert d’une toison drue et très noire. J’approche à 60 à l’heure environ (je vais très vite à Vélib), et je distingue à présent des tempes au dessin très échancré. Le type est costaud, pas très grand, assez fashion, il téléphone en s’appuyant sur un poteau, et accessoirement il pue le cul. Je le dépasse, et je matte un petit coup pour voir si j’ai raison : aaaaaah ouiii ! C’est François Sagat !!!! Voilà du drôle et du futile ! Il faut que je fasse demi-tour, que je le scrute un peu, il y a peut-être un truc marrant à raconter. Et pourquoi pas une interview exclusive ? Ou un jingle vidéo : François Sagat qui dit : “Salut mec ! Tu es bien sur le blog de Snèv ! Je le kiffe trop “. Wouais ! A moi la célébrité ! A moi la happyfewness !

Mais, cruelle vélocité cycliste, me voilà déjà au carrefour : vite vite, le tour du Conservatoire en danseuse. Rue Réaumur, Rue Vaucanson, Rue du Vertbois et là, et là, et là : plus là. Je jette un œil dans les parages, devant, derrière, peut-être dans le square, avant de me faire tailler klaxonner par les taxis.

Oh non, adieu nuits glitters, yachts partouzards, douches au champagne… En tout cas, je pourrai me vanter d’avoir vu François Sagat habillé.

Et pourquoi je raconte ça ? Parce que j’ai pas grand chose d’autre à dire, coco !

Des ruines

Mardi 15 juillet 2008

Un post intellectuel… Facile à dire… Qu’est-ce que je peux bien raconter ? Que la vie c’est de la connerie ? Ce n’est pas une idée très originale… Peut-être que mon illustration l’est un peu plus ?

Il y a quelques semaines, quand je pataugeais encore dans le bourbier de ma rupture, mon psy m’a débloqué les shakras de façon stupéfiante. Comme un ostéopathe remet en place les osselets de la colonne vertébrale. Juste en tournant légèrement ma tête, de façon à me faire voir les choses sous un angle nouveau. Le silence féroce de E. depuis tous ces mois, son absence d’explication sur son envie de partir, l’image déplorable de moi-même que tout cela me renvoyait. J’avais enfin les cartes en main pour digérer cette histoire, presque six mois après son départ.

Et puis, les mails commencent à tomber. E. redonne signe de vie. Et puis il veut me voir. Et puis il m’envoie ce message, peut-être le plus long qu’il m’ait jamais envoyé. Je n’ose pas lire entre les lignes. Je n’ose pas comprendre sur quel immense tas d’absurdité nous sommes en train de danser. Et pourtant si. E. s’est trompé, E. n’aurait pas dû partir, E. comprend à présent que le problème venait de lui, pas de notre couple. E. m’a trouvé beau, lorsqu’il m’a revu. E. m’aime toujours. E. m’a toujours aimé. E. voudrait qu’on recommence.

Est-ce que c’est assez pour bien saisir la débilité de la vie ? Faut-il que je rajoute des guirlandes ? Que je rappelle ces jours d’hiver où j’ai voulu crever, cette vie d’automate où j’ai marché, mangé et dormi sans plus très bien savoir pourquoi, et puis ce mal de ventre qui est apparu, qui m’a rongé comme un venin qu’on arrive décidément pas à digérer, jusqu’au cul, jusqu’à cette sensation de m’être fait baiser de force à tel point d’en être meurtri.

Voilà l’étendue du désastre, voilà le sac de Rome, à peine aussi belle que notre histoire. Je n’arrive même pas à lui en vouloir. Je n’arrive même pas à lui dire “à toi de morfler, gros fumier de ta race”. Je suis décidément un scorpion contrarié.

Je relis juste dans ma tête cet épilogue absurde de quatre ans d’amour. En six mois, j’ai fait tous les efforts du monde pour réduire en poussière les sentiments que j’avais pour lui. J’ai incendié tous mes souvenirs, j’ai extirpé à la lame cette idée de vie à deux qui avait fini par se confondre avec ma propre chair. Je suis allé mangé la peau de tant d’autres pour oublier le goût de la sienne. Et maintenant, devant ces ruines, on me dit que tout n’était pas perdu, qu’il restait là-dedans un trésor.

Cherchez-le si vous le voulez. Moi, ici et maintenant, je n’en ai pas le courage. Je vais un peu plus loin, me reposer.

Call me superficial

Samedi 12 juillet 2008

Je reproduis cette brève lue hier dans Biba (en passant sur les excellentes raisons qui m’ont conduit à lire Biba au bureau…)

Cahier de tendances express

Après absolut Disco et Absolut Bling Bling, la marque de vodka surfe cette été sur la vague pop avec le nouvel habillage coloré de sa toute dernière bouteille. Quand la mode influence le marketing.

Euh, elles ont de la merde dans les yeux chez Biba ou quoi ?

PS : OUI je vais récrire des posts intellectuels, une seconde !

Triple dose

Jeudi 10 juillet 2008

J’aime pas Guy Biren*baum. Depuis qu’il a fait son bouquin sur les journalistes pour enfin passer à la télé. C’est comme les magiciens qui n’arrivent pas à percer en faisant leurs tours, et qui décident de percer en révélant les trucages. Ça marche toujours mieux. Mais je ne dois pas être assez attentif car depuis je pensais qu’il n’existait plus.

J’aime pas non plus le Post, parce que ça vole vraiment pas haut. C’est un peu comme Choc ou Entrevue, mini moyens intellectuels, maxi pompe à gogos.

J’aime pas non plus les commentaires des internautes. C’est pas nouveau. Ça me colle en général un mélange de rage et de désespoir devant la profondeur abyssale de la connerie des gens. Enfin de ceux qui font la démarche de s’exprimer, justement, c’est ça le pire.

Alors quand je tombe sur ce texte, pondu sur le Post*, par Birenbaum, et que je lis les commentaires qui suivent, forcément ça me fait une triple envie de prendre du Xanax pour tenir le choc et éviter les convulsions…

La Gay pride expliquée à ma fille

* via Le Monde, je précise…

Du soleil (2)

Mardi 8 juillet 2008

Ah oui, pour un compte rendu complet de ce week-end à Montpellier, je dois ajouter que sous le chaud soleil de cette ville, et dans un état pas tellement second, j’ai solennellement chargé I., qui connait mon goût pour ce morceau, de se démerder pour le passer à l’église, le jour de mon enterrement (je veux bien que Ditom fasse l’enfant de choeur).

Et je veux une sono qui pulse, et un barco puissant ! Ainsi soit-il ! :banana:

Du soleil

Lundi 7 juillet 2008

Petit week-end à Montpellier, paradis sur terre des bermudas et des tongs, nirvana des mollets galbés, bronzés, poilus, et des pieds au grand air, en aplomb de chemises ouvertes ou de marcels échancrés, en d’autres termes, une épreuve déboussolante pour mon hornynisme chronique.

Bon, je sais bien qu’il n’y a pas que les mollets dans la vie et que mon blog y gagnerait à prendre un peu plus de hauteur… Mais le soleil et la douceur produisent sur moi toujours les mêmes effets dionysiaques, l’envie de caresser le sable chaud, de sentir l’eau rouler sur moi, et puis mollir doucement sous les rayons brûlants, en écoutant le bourdonnement du vent et le roulis des vagues… tout en jaugeant de la rotondité des mollets de passage. Oui, ça va quand même, ça reste du dionysiaque civilisé.

Sinon dans les choses vues; une petite ravounette dans la cambrousse pas désagréable

et la preuve qu’il reste des efforts à faire en matière d’accessibilité…

Et puis E., croisé là-bas, dans des circonstances inédites depuis notre rupture. Je m’en suis voulu autant qu’à lui de la tristesse que je ressentais devant la sienne. Bref, un pâté émotionnel qui n’a pas fini de me faire gamberger, et qui devrait bientôt se retrouver ici tartiné.